E : Etudes actuelles

Cet historique - rédigé en 2005 avant que le pays ne soit scindé en deux -, explique d'où provient et quelle est la nature du régime actuel ; contre quel lourd passé se bat aujourd'hui la population du pays, qui vient de faire tomber la tête de Omar Al Bachir, à la fois islamiste et complice des grandes puissances. Un jeu où la France est loin d'avoir été absente. 

Un exemple de société sans richesses accumulées, comme quoi celle que nous connaissons n'est pas la seule possible

Une analyse des origines et de l’état actuel du système démocratique des pays qui se disent « avancés ». On y découvre que la démocratie athénienne était autrement plus démocratique que nos démocraties bourgeoises actuelles. Et l’on observe comment l’héritage de cette démocratie bourgeoise a en partie perverti la tentative soviétique de 1917.

Un regard sur les sur le fonctionnement des sociétés égalitaires, et sur les différentes théories scientifiques concernant l’origine des inégalités. Et une étude de la manière dont le système capitaliste entretient, tout en les justifiant ou les faisant accepter, des inégalités devenues monstrueuses.

Une revue de la condition de la femme, depuis les sociétés premières, jusqu’au monde contemporain, en passant par l’intervention des religions ou le code Napoléon. Et une revue de la révolution sexuelle du 20ème siècle et des tentatives de contre-révolution aujourd’hui à l’œuvre, notamment en ce qui concerne l’avortement.

Derrière des courants à l’aspect assez sympathique (le bio, les végétariens, etc.), se profile une idéologie extrémiste, l’animalisme, qui revient à vouloir une société où les humains n’ont plus rien à faire avec les animaux, qu’ils soient domestiques ou d’élevage. Débat donc sur ce qui prétend fonder leurs idées : les animaux seraient des personnes comme les autres. L'occasion, aussi, de réfléchir plus profondément à la place de l'homme dans l'évolution par rapport aux autres animaux.

Les dessous de la "crise grecque" : ou comment les banques françaises et allemandes se sont sorties de leurs affaires douteuses, suite à la crise des subprimes. Et comment surtout, on a fait payer pour cela, et on continue de faire payer la population grecque. 

Les Kurdes, le peuple le plus nombreux a n’avoir pas son Etat, sont à la recherche de celui-ci depuis un siècle au moins. Nous essayons d'examiner ici à quoi s’est heurtée cette volonté, et en quoi elle a été habilement récupérée, utilisée et en même temps refusée, par les grandes puissances occidentales, comme par les pays de la région.

Les religions considèrent les origines, que ce soit celles de l’homme comme celle du monde, comme leur domaine réservé. Qu’apporte la méthode scientifique, en quoi elle consiste même, et à quelle compréhension nous amène-t-elle aujourd’hui ? Voilà le sujet de ce texte.

Une plongée dans les origines de la grande séparation du monde musulman entre sunnites et chiites. Le jeu actuel des puissances régionales et occidentales qui utilisent cette opposition dans les conflits de la région. Un éclairage sur les conflits encore brûlants ou même en cours, de Syrie en Irak, en Palestine ou au Liban, à Bahrein ou au Yémen.

Pourquoi, malgré des efforts parfois sincères, ce sont toujours les mêmes catégories sociales qui ont accès et profitent de la culture et des manifestations culturelles. Et comment une autre idée de la culture la rendrait accessible aux populations qui en sont aujourd’hui, de fait, exclues.

Un retour en arrière nous montre à quel point le regard que nous avons sur notre propre corps n’a cessé de changer, tout au long de l’histoire. Où l’on découvre que ce regard est profondément marqué selon la classe sociale. Une réflexion aussi sur notre rapport au corps dans le monde actuel, qui ne cesse de le proclamer libre. Et qui nous mène, pour finir, à envisager notre rapport aux robots.

La société actuelle ne veut pas voir en face ni la mort, ni la fin de vie qui la précède. La majorité de la population serait pour que chacun puisse avoir un droit sur le moment de sa mort, de manière à pouvoir mourir dignement et sans souffrance inutile. Mais la loi française a bien du mal à progresser, car elle se heurte à une discrète mais puissante opposition, dont le centre de gravité est la hiérarchie du monde catholique.

En France, on découvre l’Etat islamique en 2014 au moment où une coalition occidentale décide de lui faire la guerre, la 3ème guerre menée au nom de la lutte contre l’islamisme, après l’Afghanistan et l’Irak. Il est maintenant reconnu que cette force est apparue dans le cadre de ces guerres. Mais peu d’études ont tenté de comprendre pourquoi et comment elle a réussi à gagner des parties entières de populations de la région, humiliées depuis trop longtemps par les comportements de l’Occident.

Quel lien entre l’importance donnée à cette idée d’identité et la crise de 2008 ? Comment le parti de Le Pen en a fait son drapeau, et comment un Pétain l’avait mise en application en son temps ? Comment, enfin, un Mai 68 l'avait faite voler en éclats, avec au contraire la recherche d’un projet harmonieux qui dépasse même la nation, au lieu de chercher à exclure tel ou tel, comme le fait l’idéologie bourgeoise de l’identité.

Le racisme, selon nous, n’est pas de même nature, et ne se combat pas de la même manière selon qu’il se manifeste dans un milieu pauvre ou parmi les élites et les responsables de la société. Ceux-là l’utilisent pour hiérarchiser, diviser, et ainsi maintenir leur domination. La population, elle, subit de vieux préjugés (qui avaient été théorisés au début du 20ème siècle par les élites intellectuelles), et que les conditions matérielles qu’elle peut connaître semblent confirmer.

            Il est assez courant de voir dénoncé la présence de l’argent dans les milieux sportifs. Nous essayons d’aller plus loin, et de réfléchir à un sport fondé sur d’autres valeurs aussi que l’individualisme, l’élitisme, la concurrence exacerbée de la compétition. De toutes autres règles peuvent parfaitement être imaginées, à l’image de cette réplique d’Eric Cantona : « Mon plus beau but ? c’était une passe ! »

Un point de vue sur la montée du nationalisme en Corse dans les années 60 – 70, la réaction et les calculs politiques du gouvernement français, et la déliquescence du courant politique nationaliste au début des années 2000.

Pourquoi et comment l’action humanitaire a, très tôt, voulue être prise en mains par les États, qui l’instrumentalisent au service de leur politique étrangère. On regarde ici dans le détail une vingtaine d’années d’opérations connues en Ethiopie, Bosnie, Somalie, au Rwanda, au Kosovo et lors du Tsunami en Thaïlande, entre 1984 et 2004, qui ont fait de ce type d’action un rouage supplémentaire de la domination des puissances impérialistes.

Vaut-il mieux que l’économie soit protégée, à l’abri des frontières, et soumise à des taxes douanières, ou au contraire ouverte, et procédant du libre-échange ? Ce débat incessant reflète en réalité deux attitudes contradictoires, mais aussi complémentaires, dans la bataille que se livrent les nations entre elles en système capitaliste. On trouvera également un point de vue de Karl Marx et un discours de Jean Jaurès sur ce sujet.

La Belgique fait régulièrement revenir en avant le problème de sa division entre Flandre (on y parle flamand) et Wallonie (on y parle français). Et comme souvent, on camoufle le problème derrière des questions de culture. Mais ici, justement, la partie dominante a changé de côté, passant de la Wallonie à la Flandre au cours des années 1960. Et chaque fois, l’envie de se séparer a été du côté du plus riche économiquement...

Comment l’idée d’individu s’est mise en place et développée au cours de l’histoire ? Et pourquoi a-t-elle atteint de nos jours des formes qui posent de nombreux problèmes ? C’est peut-être que le monde capitaliste aime à nous faire oublier que l’homme est d’abord un animal social...

La gauche nous dit que les médias ont été pervertis du fait de leur possession par de grands trusts capitalistes. C’est faux. Dès leur naissance. lls ont été intimement liés au pouvoir. C’est même plutôt aujourd’hui que, d’une certaine manière, ils se dissocient du pouvoir politique. Non pas pour le combattre, mais pour disposer de son propre pouvoir, aux sommets de la société. Pour cela, ils n’ont de cesse d’examiner le pouvoir politique, de le critiquer, de dénoncer certains de ses travers... tout en restant des défenseurs inconditionnels du système démocratique bourgeois qui génère cette forme de pouvoir.

A travers l’examen de trois situations particulières, en Côte d’Ivoire, au Congo Zaïre et au Nigéria, nous voulons démontrer ici que l’ethnie, loin d’être une spécificité de certaines populations (africaine, ou noire, ou asiatique) est une manifestation plutôt quasi universelle de conflits politiques, économiques, sociaux ou religieux, auxquels a été affublée une présentation « naturelle », pour ne pas dire raciste.

© L'Ouvrier 2019
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