L : extraits de Lectures

Après la Première Guerre mondiale, se sentant infériorisés, peu soutenus et soumis dans la CGT (qui s'appelle union départementale) qui a été créée par des ouvriers français (mieux qualifiés, mieux placés et mieux payés), les ouvriers tunisiens la quittent progressivement. En 1924, suite à une grève des dockers de Tunis et Bizerte, naissent des syndicats tunisiens, les premiers syndicats de ce genre dans l'Empire colonial français. La SFIO et la CGT (Léon Jouhaux en personne débarque à Tunis) les accusent de division, et leur souhaitent un échec :" je reviens dans un an pour le vérifier", leur dit Jouhaux.

Un récit riche de la vision des opprimés par la puissance coloniale ; riche aussi de la description de militants réellement et profondément internationalistes, comme Robert Louzon : expulsé de Tunisie par les autorités françaises, exclu du PC dont il dénonce la bureaucratie, il rejoint Monatte et Rosmer en France en 1925 pour les aider à sortir le journal La Révolution prolétarienne.

© L'Ouvrier 2019
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