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           En France, les idées les plus confuses règnent au sujet de la protection sociale. À intervalles réguliers, c'est son équilibre financier qui est surtout discuté : les retraites coûtent trop cher, nous dit-on ; ou bien c'est l'assurance-maladie qui est en déficit. Ou alors ce sont les tricheurs qui en profitent et qu'il faut punir... La composition exacte de la protection sociale est mal connue de la population. Qu'est que c'est exactement ? Qu'est-ce même que la sécurité sociale, qu'on croit souvent limitée à sa partie médicale ? Enfin, de leur côté, les syndicats clament qu'il faut se battre pour préserver notre système, que nos ancêtres se sont battus pour l'obtenir, et qu'il ne faut pas le laisser disparaître !

            Qu'en est-il exactement ? Que recouvre précisément ce système ? D'où proviennent les difficultés financières qu'il semble connaître à intervalles réguliers ? Quelle est son origine exacte, et dans quelle perspective a-t-il été mis en place dans le monde capitaliste ? Est-ce vraiment un outil imposé par le monde ouvrier pour rendre service à la population ? Ou n'est-ce pas plutôt un appareil que le capitalisme manœuvre selon ses intérêts ? Enfin dans quelle mesure cette protection sociale réduit-elle les inégalités ? Et en quoi cette influence sur les inégalités n'est-elle pas un moyen important pour le système de se préserver et de préserver son idéologie ? C'est à toutes ces questions que nous allons tenter de répondre ici.

 La migration a toujours existé dans l'espèce humaine. Le capitalisme s'en est emparé pour en profiter économiquement. Mais les politciens qui gèrent son système se sont mis à la dénoncer.... pour se faire éliure ou réelire. Mais en temps de crise, comme c'est particulièrement le cas après 2008, cette contradiction a fait du rejet des immigrés (ou des supposés immigrés) un moyen de parvenir au pouvoir, dans des pays comme la Hongrie, la Grande-Bretagne, l'Inde, les Etats-Unis...

On a donc une intelligence artificielle qui nous répond au téléphone, une autre qui peut nous aider à garer notre voiture, et demain -nous dit-on-à la conduire à notre place. On en a une qui peut écrire ce que nous disons, ou qui traduit en une fraction de seconde des pages entières d'internet dans notre langue, ou dans n'importe laquelle. On ne nous a pas prévenus de la présence de l'intelligence artificielle. Mais au moins, la question que nous pouvons nous poser, c'est de savoir vers où cela nous mène-t-il ?

Cet historique - rédigé en 2005 avant que le pays ne soit scindé en deux -, explique d'où provient et quelle est la nature du régime actuel ; contre quel lourd passé se bat aujourd'hui la population du pays, qui vient de faire tomber la tête de Omar Al Bachir, à la fois islamiste et complice des grandes puissances. Un jeu où la France est loin d'avoir été absente. 

Un exemple de société sans richesses accumulées, comme quoi celle que nous connaissons n'est pas la seule possible

Après la Première Guerre mondiale, se sentant infériorisés, peu soutenus et soumis dans la CGT (qui s'appelle union départementale) qui a été créée par des ouvriers français (mieux qualifiés, mieux placés et mieux payés), les ouvriers tunisiens la quittent progressivement. En 1924, suite à une grève des dockers de Tunis et Bizerte, naissent des syndicats tunisiens, les premiers syndicats de ce genre dans l'Empire colonial français. La SFIO et la CGT (Léon Jouhaux en personne débarque à Tunis) les accusent de division, et leur souhaitent un échec :" je reviens dans un an pour le vérifier", leur dit Jouhaux.

Un récit riche de la vision des opprimés par la puissance coloniale ; riche aussi de la description de militants réellement et profondément internationalistes, comme Robert Louzon : expulsé de Tunisie par les autorités françaises, exclu du PC dont il dénonce la bureaucratie, il rejoint Monatte et Rosmer en France en 1925 pour les aider à sortir le journal La Révolution prolétarienne.

Une analyse des origines et de l’état actuel du système démocratique des pays qui se disent « avancés ». On y découvre que la démocratie athénienne était autrement plus démocratique que nos démocraties bourgeoises actuelles. Et l’on observe comment l’héritage de cette démocratie bourgeoise a en partie perverti la tentative soviétique de 1917.

Un regard sur les sur le fonctionnement des sociétés égalitaires, et sur les différentes théories scientifiques concernant l’origine des inégalités. Et une étude de la manière dont le système capitaliste entretient, tout en les justifiant ou les faisant accepter, des inégalités devenues monstrueuses.

© L'Ouvrier 2020
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