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Si l’on regarde le poids de l’ensemble des industries et des milieux d’affaires liés à la production des automobiles (secteur pétrolier, pneumatiques, construction de routes, autoroutes, assurances), on peut considérer que nous avons affaire là à quelque chose comme 30% de l’économie, que ce soit au niveau national d’un pays comme la France ou à l’échelle du monde. Pas étonnant alors, si l’on analyse de près les impacts, de découvrir les gigantesques gâchis ou drames humains que génère cette industrie, dans sa gestion capitaliste.

L’Afghanistan est un pays particulièrement arriéré où, plutôt que de peuple, il faudrait parler de clans, dirigés par des chefs de guerre, propriétaires terriens, où la religion est omniprésente, la famille un carcan. Des hiérarchies quasi médiévales que ni l’occupation soviétique en 1979, ni leur éviction en 1989 par Ben Laden et Washington alors alliés, et pas non plus l’occupation militaire américaine de 2001 (pour renverser le pouvoir des Talibans, protecteurs de Ben Laden) ne vont jamais inquiéter.

Comment changer la société ?

            Alors, impossible d’imaginer d’aller vers une société plus juste et donc vraiment fraternelle ? Oui, il faut savoir que parmi tous ceux qui dirigent l’économie et le pays, certains sont prêts à utiliser la violence. Mais les soulèvements qui ont commencé en 2019 et duré plus d’un an, en Algérie, au Chili ou au Liban, nous montrent que si l’on est très nombreux, il leur est bien plus difficile d’utiliser cette violence.

C’est donc en étant nombreux, le plus nombreux possible, à vouloir un changement, à en avoir les idées, qu’on a des chances et les moyens de gagner. L’Everest n’a pas été conquis du premier coup. Il nous faut donc nous armer de patience, et de paroles : faire connaître ce qu’est la véritable idée du communisme. Expliquer d’où viennent vraiment les calamités du capitalisme. Pour être le plus nombreux possible avant de vouloir commencer un changement.

© L'Ouvrier 2022
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